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*** Le Complexe des Homards : Une grandir-danse éclatante et réjouissante pour toute la famille

Vu à La Scierie Avignon 2026 16h jours pairs

S’il est un spectacle à ne pas manquer avec des enfants, c’est bien Le Complexe des Homard. Alliant avec une belle inventivité la simplicité d’un récit universel à la richesse de la danse contemporaine, cette création offre un moment de théâtre chorégraphique aussi captivant qu’émouvant.

Une métamorphose au rythme du Hip-hop

Adaptable aussi bien en intérieur qu’en extérieur, le spectacle s’ouvre sur la figure conviviale d’un marinier. Vêtu de son costume de travail — chemise à carreaux et bottes en caoutchouc —, il revient de la pêche avec deux spécimens particuliers dans ses filets. L’occasion pour lui de nous partager, avec une touche de pédagogie ludique, la vie scientifique des homards.

Mais sur scène, ces deux crustacés ne tardent pas à prendre vie sous les traits de deux jeunes danseurs. Au départ, évoluant en rampant, ils ravissent déjà le public par des acrobaties au sol et une palette de postures désarticulées surprenantes.

Puis, la magie de la croissance opère :

 La recherche d’identité : Au fil des danses, les homards grandissent et mue après mue, cherchent leur propre style. Cette quête se traduit par des danses en miroir et une quête de costumes de plus en plus scintillants et élaborés.

 L’accélération du rythme : Plus ils prennent de l’âge, plus leur évolution s’accélère, muant la chorégraphie initiale en des Hip-hop individuels trépidant et endiablés.

Une équipe artistique en parfaite harmonie

Le succès du spectacle repose sur une synergie artistique remarquable :

 Les interprètes : Victor Lamard-Paget et Gianluca Girolami, Federica Miani font preuve d’un talent exceptionnel. Leur jeunesse et leur énergie communicative permettent au jeune public de s’identifier instantanément à leur parcours.

 La chorégraphie : Signée Catherine Dreyfus, elle s’avère à la fois rigoureuse, inventive et parfaitement fluide.

 La musique : Créée par François Caffenne, la bande-son est dansante à souhait et entraîne irrésistiblement les spectateurs dans son tempo.

Un final complice et drôle

Tout au long du spectacle, le marinier ne s’est pas contenté de dresser le décor : il a veillé sur l’espace scénique et s’est parfois laissé embarquer malgré lui dans les rythmes de croissance vertigineux de ses deux protégés.

Une fois les deux homards devenus adultes et prêts à prendre leur envol, le spectacle s’achève sur une note d’humour irrésistible. Le marinier, se retrouvant seul, lance alors au parterre de spectateurs :

« J’ai besoin de deux homards. Des volontaires ? »

Une adresse finale qui ne manque pas de déclencher l’hilarité générale et de clore en beauté cette bulle de fraîcheur et de mouvement. Une expérience scénique vive, drôle et poétique à découvrir sans hésiter

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