écrit par Aurélie Courteille
L‘exposition d’une frénésie révolutionnaire intemporelle et assourdissante parlant de non-sens. Mais pour en retenir quoi ?
Du 4 au 25 juillet 2026
À 21h45 au Théâtre des Lucioles
Durée du spectacle : 1h30
Quel est l’objectif que souhaitent atteindre ces âmes égarées ?
Interprétés avec ardeur par la compagnie des Épis noirs et mis en scène par Manon Anderson et Pierre Lericq, l’état de désespoir et de protestation bruyante de ces personnages révoltés, qui s’articulent de manière confuse et désordonnée, laisse ici entrevoir les limites du vivant et de ses possibilités d’action.
Portée sur l’instant présent, leur animation ne s’ouvre malheureusement sur aucun horizon. De ce fait, parviendront-ils à se réinventer et se donner un avenir ?
Vaste interrogation.
L’univers gronde. Le monde du rêve s’évanouit.
Vifs et alertes, on ne peut que souligner l’énergie débordante de ces acteurs ; toutefois l’intensité du réglage sonore que renvoie la scène vient ici, selon moi, porter préjudice à l’appréciation du spectacle, impactant la qualité du message et des relations nourries auprès des publics. Assourdi(e), on vient à perdre de vue le sens comme le non-sens et la cohérence de leurs actions. Ces dernières en ont-elles un.e, d’ailleurs. On peut se le demander. Au nom de qui ou de quoi cette troupe de comédiens entrainants se mettent-ils en action ? Où veulent-ils en venir ? Que cherchent-ils à atteindre ? La liberté de soi ? L’émancipation ? L’affranchissement ? La délivrance ? À réfléchir… Le sens de l’existence reste un éternel sujet de réflexion.