Ecrit par Aurélie Courteille
ancien Carmel d’Avignon – Mois Molière 17/00
Seul en scène dont on saluera la prestance et le charisme de son interprète.
Voilà une rencontre dont le partage et récit d’existence ne manquera pas de fasciner.
Ce spectacle vient ici révéler la carrière exubérante et passionnée de cet auteur-interprète, lequel manifeste ici sa prédisposition physique à jouer le rôle de Lear, ce roi illustre et père aimant conduit à devoir faire acte de succession car pensant sa mort arriver.
Superbe qu’il est, serait-ce les prémisses d’un au revoir que cet artiste-auteur adresse ici à l’ensemble de son entourage et de ses spectateurs ? une révérence pour prévenir de sa proche retraite ?
À voir.
La grandeur et la gravité de l’aura de Shakespeare l’accompagnent.
Résumé :
Profondément marqué par l’histoire du théâtre et plus particulièrement par Shakespeare et le théâtre Elisabéthain, Jean-Paul Farré, auteur- interprète éblouissant qu’il est, vient ici raconter la genèse de cette pièce choc qu’il nomme « Mon roi Lear », en référence au rôle de cette tragédie Shakespearienne revisitée qu’il s’apprête à incarner.
Se plaçant au plus près de ses spectateurs pour leur raconter les méandres fantastiques de son parcours, c’est des plus naturellement qu’il aborde la salle, avec allure et style, tout disposé à faire part de son périple d’artiste.
Belle célébration du théâtre en définitive ! Grave et rayonnante. Mais jusqu’où ira-t-il ?